• 10.10.2019

    C'est le vide et la panique. C'était prévisible, ça fait bien deux ans que ça dure au moins, et que ça empire, le vide total et absolu dans ma mémoire, le vide de ma conversation, le vide de mes sentiments, la panique dans la foule, la panique du téléphone, du mail, de la nuit, du vélo, de l'évaluation, quelque chose qui se détache de mon corps quand je marche dans la rue, mes yeux qui ne peuvent pas le regarder en face quand je lui parle, l'angoisse des changements de plan de dernière minute, la crise au moment de valider un covoiturage, mon incapacité grandissante à faire des choix simples, et mon incapacité à entreprendre quoi que ce soit de nouveau seule.

    Et je m'isole. Je refuse la rencontre de jeunes sans même un prétexte. J'abandonne finalement mon covoiturage et mon périple pourtant minime. Je ne sais plus quoi dire.

    Alors je mange. Alors je marche, beaucoup, longtemps, vite, pour chasser ce qui reste de mémoire traumatique et de culpabilité. Spoiler, ça ne fonctionne pas.

    JE SAIS.

    Je l'écris ici, j'ai envie de voyager, d'avaler des kilomètres, j'ai envie de nager dans l'océan, je rêve aussi d'un endroit où je pourrais m'allonger et regarder le plafond des heures durant, où je pourrais m'enfouir dans mon lit et ne pas culpabiliser de n'arriver à penser à rien.


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